L’écologie est son moteur. Membre active d’un réseau de femmes, fondatrice d’une ONG de promotion de la santé et de protection et de l’environnement, Elena Manvelyan s’investit pleinement dans l’amélioration de la qualité de vie des Arméniens.
Son parcours professionnel ne destinait pas Elena Manvelyan à s’engager dans l’écologie. En effet, cette russe d’origine née dans une famille de physiciens, se destine à une carrière scientifique. En Arménie, elle travaille comme médecin, puis comme chercheur à l’Institut de Recherche sur l’Epidémiologie et la Virologie pendant 24 ans. De 1996 à 1998, elle dirige le Département du programme de prévention du Centre national du Sida et de 1998 à 2001 le Département de contrôle des infections infantiles.
C’est son intervention en 1999 lors d’un forum sur l’environnement à Londres pour présenter les problèmes environnementaux en Arménie qui va changer ses perspectives de carrière. En effet, elle a l’opportunité de rencontrer des femmes dirigeantes fortement préoccupées par les questions environnementales. Sa rencontre avec Marie Kranendonk, Présidente de Women in Europe for a Common Future(WECF), l’incite à s’impliquer dans ce domaine. Elle rejoint le réseau WECF et dans le même temps convainc des femmes de son entourage de la nécessité de participer à la résolution des problèmes environnementaux. Ainsi, elle crée l’ONG Femmes Arméniennes pour la Santé et un Environnement Sain.
Elena Manvelyan préside depuis plus de dix ans cette ONG, chef de file du processus de plaidoyer en faveur de la ratification de la Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (POP) par l’Arménie. L’ONG a été la première à mettre en lumière un site d’enfouissement négligé par les autorités arméniennes comportant quelque 500 tonnes de pesticides périmés dont 60% sont considérés comme des POP. Elle a soulevé la question devant le gouvernement et surveillé par la suite pendant plusieurs années l’évolution du site d’enfouissement.
Au cours de ces années, l’ONG a travaillé sur des problématiques environnementales comme l’eau et l’assainissement, les produits chimiques, l’agriculture, la question du genre ou bien les énergies.
"En zone rurale, beaucoup de personnes souffrent de pénurie énergétique. Dans la ville d’Hayanist, les écoliers souffrent de toux et de maladies respiratoires comme l’asthme. Ceci est dû à la fumée des poêles utilisés pour chauffer les salles de classes. Pour moi, c’est inacceptable ! Nous avons donc lancé un projet de chauffage à énergie solaire.
Pour faire connaître notre action, WECF a financé la production d’un film sur la pollution intérieure des maisons et la pénurie énergétique en Arménie; l’OMS nous a récemment invités à le présenter lors d’une conférence internationale."
Les actions de l’ONG ont été saluées en 2007 par le Prix Meilleures Pratiques (« Best Practice ») du gouvernement autrichien. « Je suis vraiment fière des succès enregistrés par mon organisation ».
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