Le combat de Shirin Ebadi : défendre les droits de l’homme en Iran en faveur des citoyens ordinaires ou des dissidents politiques. Une tâche ardue dans un pays où les droits de l’homme sont souvent bafoués.
Shirin Ebadi est une figure nationale et internationale. En 2009, elle apporte son soutien aux femmes iraniennes ayant joué un rôle important lors des manifestations qui ont suivi la réélection contestée du président iranien. Elle dénonce également la répression des manifestations menée par le pouvoir. « Ces arrestations sont totalement illégales. Elles contreviennent aux lois et aux droits de la République islamique elle-même. Le cas échéant, je serai fière de pouvoir défendre les personnes arrêtées et emprisonnées durant ces événements. »
Cette fille d’universitaires est en 1974 la première femme dans l’histoire de l’Iran à devenir juge. Mais la révolution islamique de 1979 l’oblige à quitter son poste prématurément. En effet, les religieux conservateurs désormais à la tête du pays limitent le rôle des femmes dans
Avocate engagée, elle ne recule pas devant la défense de dissidents comme ceux de la famille de Dariush Farouhar. Ces intellectuels, menacés par des extrémistes, ont été retrouvés battus à mort. Son engagement pour la défense des droits de l’homme n’est pas sans danger. En 2000, elle est condamnée à une peine d’emprisonnement et une interdiction d’exercer : elle est accusée d’avoir diffusé une cassette sur laquelle des extrémistes religieux reconnaissent la responsabilité des autorités iraniennes dans des violences. «J'ai moi-même goûté à la prison: 25 jours en isolement avec aucun accès à la radio aux journaux ou à un avocat. Et je n'ai pas peur de la prison».
Ces événements lui ont donné une stature mondiale et ont attiré l’attention de la communauté internationale sur la situation des droits de l’homme en Iran. Son combat a ainsi été salué au travers du Prix Nobel de la Paix qui lui a été attribué en 2003. Cet engagement en faveur des droits de l’homme se matérialise également par son appartenance à l’Organisation iranienne de protection des droits de l’enfant et à l’Association des défenseurs des droits de l’homme en Iran.
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